La protection de l’environnement fait pleinement partie des missions portées par les Maisons de Loire. Au-delà des actions de sensibilisation et d’éducation à l’environnement, le réseau s’engage concrètement sur le terrain pour préserver les espèces et les milieux naturels.
Dernier exemple en date : la mise en place d’un crapaudrome en forêt d’Amboise, le long de la D61, en partenariat avec Département d’Indre-et-Loire, Amphirept, maître d’œuvre de l’opération, ainsi qu’avec le SMBA, le GFA et de nombreux bénévoles mobilisés pour cette action de sauvegarde.
Plus de 2 300 amphibiens sauvés
Grâce à ce dispositif temporaire de protection, ce sont au total 2 375 amphibiens qui ont pu être sauvés lors de leur migration vers les zones de reproduction.
Parmi les espèces recensées :
- une grande majorité de crapauds,
- quelques grenouilles agiles,
- des grenouilles vertes,
- des tritons,
- ainsi que plusieurs salamandres.
Ce dispositif leur a permis de rejoindre leurs lieux de ponte en toute sécurité, évitant ainsi les écrasements liés au trafic routier pendant cette période particulièrement sensible de leur cycle de vie.
Un engagement de longue date
Cette mobilisation s’inscrit dans une continuité historique pour la Maison de la Loire. Dès 2003, la structure participait déjà activement à une opération de sauvetage des amphibiens sur la D5 à Reugny, dans le cadre de l’opération Fréquence Grenouille. Cette action avait alors réuni de nombreux partenaires engagés pour la préservation de la biodiversité : Renée Gaivort (CPN région Centre), Manuella Verité (CEN), Roland Meurgey (ASPAS), l’Ecole de Reugny.
Quelques années plus tard, cette dynamique collective avait conduit à la construction du premier crapauduc d’Indre-et-Loire par le Département d’Indre-et-Loire.
Sensibiliser pour mieux protéger
Ces actions illustrent l’importance des partenariats entre collectivités, associations, scientifiques, établissements scolaires et citoyens pour préserver les espèces fragiles et sensibiliser le public aux enjeux de biodiversité.
Elles rappellent également que de simples aménagements peuvent avoir un impact majeur sur la survie des amphibiens, particulièrement menacés par la fragmentation des habitats et les infrastructures routières.
Enfin, pour mieux comprendre la différence entre un crapaudrome et un batracoduc, nous vous invitons à découvrir la vidéo réalisée par l’étudiante Victoire Alonzo.
Un grand merci à toutes les personnes mobilisées pour cette belle action collective au service du vivant.