Le Réseau des Maisons de Loire a apporté son soutien au collectif Vers un Parlement de Loire dans la diffusion d’une lettre ouverte destinée à interpeller les têtes de liste candidates aux élections municipales dans les communes du bassin versant de la Loire.
Loire pose une question simple et fondamentale : quelle place accordons-nous au vivant dans les décisions politiques locales ?
Si Loire ne vote pas, elle traverse les mandats, les territoires et les vies qui l’habitent. C’est face à ce constat que le collectif « Vers un Parlement de Loire » souhaite, à l’occasion des élections municipales, que les futurs élus s’engagent pour le fleuve et toutes les vies humaines et non humaines qu’il abrite en son sein et tout autour.
Pour que la Loire et l’ensemble de ses habitants comptent dans les politiques publiques
Le Vivant ne dispose d’aucun droit : il ne peut ni se défendre ni faire entendre sa voix face aux nombreuses atteintes qu’il subit. Le collectif Vers un Parlement de Loire l’a bien compris. Il rappelle aussi combien il est essentiel de considérer les dégradations environnementales et les atteintes à la biodiversité dont nos vies dépendent directement.
Comme l’explique ici Sophie Gosselin, membre du collectif et philosophe à l’Université Populaire pour la Terre à Tours, l’ambition du Parlement de Loire est de prendre en compte l’ensemble de l’écosystème du fleuve – et même celui de tout son bassin versant. Il s’agit de considérer les cycles du Vivant dans leur globalité afin de préserver la Loire, mais aussi les conditions mêmes de notre existence.
Dans ce contexte, une question essentielle se pose : comment les élus, actuels ou futurs, peuvent-ils réellement intégrer les enjeux écologiques dans leur ensemble ? C’est une interrogation majeure, d’autant plus pertinente à l’approche des élections municipales. Elle est au cœur de cette lettre ouverte adressée aux futurs maires.
Cette réflexion s’est également nourrie d’une audition publique s’est tenue le jeudi 26 février, au cours de laquelle différents candidats ont pu exposer leurs propositions pour mieux prendre en compte la Loire et le Vivant dans les décisions publiques.
La protection de la nature et de la biodiversité : une condition de notre avenir
Comme nous l’avons évoqué, le Vivant ne peut pas se défendre dans les instances publiques. Pourtant, les conséquences de sa dégradation sont multiples et profondes. Les politiques menées aujourd’hui restent souvent réactives, contraintes par des mandats courts et par une vision de court terme.
Il devient indispensable de se projeter dans le temps long, comme le souligne Sophie Gosselin. Cette perspective est nécessaire non seulement pour continuer à habiter la Terre dans des conditions vivables, mais aussi parce que l’inaction coûtera, à terme, beaucoup plus cher à l’ensemble de la société.
Les événements récents nous le rappellent : les inondations causent déjà des dégâts considérables. Si nous persistons à minimiser la gravité du dérèglement climatique – dont les effets ne font que commencer et dont nous portons collectivement la responsabilité – l’avenir qui se dessine sera difficile.
C’est pourquoi le collectif Vers un Parlement de Loire appelle à une prise de conscience et à une mobilisation collective. Cette lettre ouverte est soutenue par le Parlement de Creuse, le collectif Appel à la Vienne, Loire Sentinelle et le Réseau des Maisons de Loire.
Car au fond, c’est bien l’affaire de tous : nous sommes tous concernés.
Pour lire la lettre : https://polau.org/sites/polau/files/2026-02/LETTRE%20OUVERTE%20PDL%20.pdf